La foi d’un jeune
Prédication de Jean-Marc Bellefleur
« Que personne ne méprise ta jeunesse. » 1 Timothée 4.12
Notre texte affirme que Timothée était « jeune ». Et sans doute plus jeune que la moyenne des responsables d’Églises, que l’on appelait fréquemment « anciens » (1 Tm 5.17). Jeune ! Luc oppose ce terme à « grand » dans un de ses récits (Lc 22.26). Voici plusieurs prétextes selon lesquels on pouvait regarder ce jeune Timothée de haut.
Qui plus est, il est issu d’une « famille chrétienne », dirions-nous aujourd’hui. Si Paul évoque la « foi sans hypocrisie » de Timothée, c’est en l’associant à celle de sa mère, Eunice, et même de sa grand-mère, Loïs (2 Tm 1.5), qui lui ont fait très tôt découvrir la Bible juive (2 Tm 3.15). Une foi héritée, en somme ? Facile, alors.
D’où la question : une foi juvénile et héritée est-elle pertinente ?
Il faut noter que même si Timothée a bénéficié d’un bel héritage spirituel de la part de ses mère et grand-mère, c’est à Paul qu’il doit sa foi en Jésus. En effet, Paul le désigne comme son « enfant dans la foi » (1 Tm 1.2, 2 Tm 1.2). Il n’y donc pas qu’un simple héritage, mais bien une rencontre, une « naissance » à la foi.
Quant à une foi « juvénile »… elle est revendiquée, prise en compte par Paul ! À Timothée, il fait des recommandations liées à son âge (1 Tm 5.1-2 par exemple). Tout cela doit encourager les plus jeunes d’entre nous à se lancer, à oser servir Dieu, à s’engager dans une foi résolue et active.
